Nous sommes nombreux à avoir des animaux de compagnie. Nos chats, chiens font partie de notre famille et c’est notre choix de vie. Par contre, cela ne doit pas avoir d’impact sur la vie des autres habitants.
Il est donc indispensable, pour le bien vivre ensemble qui nous est cher, de respecter quelques règles de base consignées dans les arrêtés municipaux et des règles de bon sens et de respect des autres qui s’imposent au sein des espaces publics.
Petit tour d’horizon des devoirs et recommandations des propriétaires d’animaux domestiques.
5. Bien vivre avec son animal de compagnie, on y réfléchit ensemble ?
8. Animaux décédés sur la voie publique
1. L’identification est obligatoire à l’échelle nationale
Chien, chat, mais aussi furet doivent être identifiés, c’est-à-dire enregistrés dans le fichier national d’identification des carnivores domestiques en France. Ce fichier est géré par la société I-cad, placée sous délégation du ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.
L'identification d’un animal de compagnie est le seul moyen qui permette de faire un lien officiel entre l’animal et son propriétaire. Elle suivra l’animal tout au long de sa vie. Il est donc primordial de veiller à actualiser les informations sur le fichier national.
2. La stérilisation est fortement conseillée
Les chats domestiques sont pour la plupart autorisés par leur propriétaire à se balader seuls dans l’espace public. Cela doit cependant respecter l’arrêté de non divagation.
Mais un chat (une chatte) domestique non stérilisé(e), représentent un risque au niveau de la commune.
Pourquoi ? Parce que les chats domestiques non stérilisés peuvent côtoyer des chats errants (abandonnés par exemple) sur l’espace public et s’accoupler. Si la femelle est dans la rue, elle générera autant de chats sauvages qui déséquilibreront la faune locale (oiseaux notamment) et des nuisances pour les riverains. Il faut savoir qu’en 4 ans, un couple de chats non stérilisé peut avoir 20000 descendants.
D’autres bénéfices à la stérilisation peuvent être cités (source LPA):
- des bénéfices comportementaux : la stérilisation supprime les comportements sexuels indésirables : agressivité, bagarres, miaulements très forts, marquages urinaires par jets d’urine...
- des bénéfices pour sa santé : chez les mâles comme chez les femelles, la stérilisation est la seule mesure préventive permettant d’éviter les maladies graves et mortelles telles que les tumeurs mammaires, tumeurs ovariennes, pyomètres, kystes… Elle permet également de prévenir les risques de transmission de maladies graves telles le FIV (sida du chat), ou encore des pathologies très contagieuses comme le Coryza ou mortelles comme le Typhus, la PIF ou la Leucose Féline.
- des bénéfices financiers : la stérilisation est un investissement moins onéreux sur le long terme que les frais liés aux éventuelles pathologies ou aux blessures (et visites coûteuses chez le vétérinaire).
3. Les déjections : risque sanitaire passible d’amende
Les déjections animales présentent un risque sanitaire pour l’ensemble des animaux circulant sur le domaine public.
En effet, les déjections peuvent être des vecteurs de circulation de maladies pouvant être graves pour les autres animaux.
Cela pose également un problème général d’hygiène quand des promeneurs marchent dans ces déjections.
Doit-on parler du trajet piéton maison/école et des écoliers marchant ou roulant avec leurs cartables sur des crottes pour illustrer le problème ?
Si cela n’est pas suffisamment clair ou logique, parlons cadre légal.
Un arrêté municipal de 2016 stipulait qu’il est fait obligation aux personnes accompagnées d’un chien de procéder immédiatement, par tout moyen approprié, au nettoyage de l’espace public souillé par les déjections (extrait de l’article 1).
Cet arrêté était difficilement applicable car le contrôle ne pouvait se faire qu'en cas de "flagrant délit de déjection" (voir article 2).
La commune disposait également depuis 2022 d'un arrêté sur la divagation.
Ceux-ci sont maintenant regroupés au sein d’un même arrêté qui les remplace et les conditions de verbalisation durcies pour prévenir les déjections sur l’espace publique (obligation de présenter un moyen de ramassage) :
- les maîtres, les propriétaires ou les gardiens d’animaux, sont tenus de se munir systématiquement de moyens nécessaires au ramassage des déjections de son animal, moyens qu’il devra présenter à tout contrôle éventuel dès l’instant où il emprunte le domaine public. Le non-respect de ces dispositions pourra entrainer·une contravention d’un montant de 35 € (70 € en cas de récidive).
- En cas de déjection de l’animal sur les trottoirs ou autre lieu public, ramasser immédiatement les déjections, les mettre dans la poubelle la plus proche ou les emmener. Une contravention d’un montant de 70,00 € sera dressée en cas d’abandon de déjections ou de sac avec déjection sur le domaine public (150,00 € en cas de récidive).
Pour résumer : merci de vous munir de sacs à crottes* dès la sortie de votre domicile (on ne sait jamais où l’animal va décider de se soulager), de ramasser les déjections avec un sac ET de le jeter dans une poubelle (du domaine public ou chez vous).
*des rouleaux de sacs à crottes sont disponibles (dans la limite des stocks) en mairie
Les aboiements de chiens laissés à l’extérieur constituent des tapages qu’ils soient diurnes ou nocturnes et peuvent être signalés aux forces de l’ordre pour intervention.
Il n’existe pas de loi propre aux aboiements mais si des nuisances sonores liées aux aboiements sont démontrées au sens de l’article R1336-5 du code de la santé publique, le propriétaire est responsable du dommage que l’animal a causé (article 1385 du code civil)
L'article R1336-5 du Code de la Santé publique définie la nuisance sonore : « Aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme, dans un lieu public ou privé, qu’une personne en soit elle-même à l’origine ou que ce soit par l’intermédiaire d’une personne, d’une chose dont elle a la garde ou d’un animal placé sous sa responsabilité.
Un bruit nuisible tel que défini par le Ministère de la santé est :
- En journée, entre 7h et 22h, le bruit ne doit pas dépasser plus de 5 décibels
- La nuit, entre 22h et 7h du matin, le bruit ne doit pas dépasser plus de 3 décibels.
5. Bien vivre avec son animal de compagnie, on y réfléchit ensemble ?
Si de nombreux propriétaires d’animaux respectent les règles résumées ici, certains restent récalcitrants.
Nous sommes ouverts à la discussion pour trouver ensemble des solutions.
Si l’installation généralisée de distributeurs de sacs, peu esthétiques, coûteux et difficiles à gérer par mésusage (personnes qui vident les distributeurs, par exemple), des installations ciblées peuvent être étudiées, de même pour mener des campagnes de sensibilisation.
Si vous avez des idées, un talent artistique, pour créer des affiches percutantes, nous souhaitons créer un groupe de travail sur ce sujet. Merci de nous contacter (contact@mairie-baisieux.fr) ou de vous rapprocher de votre conseil de quartier pour vous porter volontaire.
6. La divagation : encadrée au niveau communal
Un arrêté municipal de 2022, remplacé en 2024 pour y regrouper les règles cocernant la divagation (inchangées) et les déjections stipule qu’il est interdit de laisser les animaux domestiques, et notamment les chiens, divaguer sur le territoire communal, seuls et sans maître ou gardien (article 1).
Est considéré comme en état de divagation tout chien qui n’est plus sous la surveillance effective de son maître (hors de portée de sa voix ou instrument sonore ou éloigné de son maître de plus de 100 m) (extrait de l’article 2).
Est considéré comme en état de divagation tout chat non identifié trouvé à plus de 200 m des habitations ou à plus de 1000 m du domicile de son maître et qui n’est pas sous la surveillance immédiate de celui-ci (extrait de l’article 3).
Merci de consulter l’arrêté et d’en suive les consignes.
7. Des chats errants sont présents sur la commune. On fait quoi ?
La gestion des animaux errants est du ressort du pouvoir de police du Maire.
En cas d’identification de la présence de chats errants sur la commune, celle-ci peut décider de mener des campagnes de stérilisation/identification puis réintroduction sur des zones ciblées.
Lorsque les chats errants sont piégés, identifiés, stérilisés, ils obtiennent le statut de chats libres qui les protège.